La Tanzanie à la croisée des chemins dans son parcours démocratique après la disqualification du principal parti d'opposition du pays, CHADEMA, qui n'a pas été autorisé à se présenter aux élections générales d'octobre 2025.
À l'approche des élections tanzaniennes de 2025, CHADEMA a lancé le programme #pas de réformes #pas d'élections Le gouvernement a lancé une campagne de sensibilisation, exigeant des réformes juridiques et insistant sur le fait que sans de véritables réformes, les élections en Tanzanie risquent de n'être qu'une simple façade de démocratie. La réponse du gouvernement ? L'arrestation et la poursuite en justice du président de CHADEMA, sur la base d'accusations largement considérées comme politiquement motivées. Le 12 avril 2025, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé une cérémonie précipitée pour que les partis signent le Code d'éthique électorale. CHADEMA n'y a pas participé et a été disqualifié - malgré l'absence de délai légal -, ce qui a suscité des inquiétudes quant à l'équité et à la transparence du processus électoral.
Cette situation fait écho à des tendances plus générales observées dans toute l'Afriqueoù les leaders de l'opposition sont de plus en plus criminalisés, où l'espace civique se rétrécit et où les institutions essentielles à la consolidation de la démocratie sont menacées.
Le présent webinaire réunit des experts électoraux, des analystes politiques, des acteurs de la société civile et des parties prenantes régionales pour réfléchir aux questions suivantes :
- La demande de réformes de CHADEMA avant les élections de 2025 était-elle raisonnable ?
- Des réformes électorales significatives peuvent-elles être réalisées en Tanzanie sans modification de la constitution ?
- Quelles sont les implications du boycott et de la disqualification de CHADEMA ?
- Assiste-t-on à une amélioration ou à un recul par rapport aux élections de 2020 ?
- La criminalisation des dirigeants de l'opposition, notamment par le biais d'accusations de trahison, est-elle en train de devenir une tactique normalisée sur l'ensemble du continent ?
- Qu'est-ce que cela signifie pour les normes démocratiques telles que la participation des citoyens, la liberté d'expression et la responsabilité ?

